Espagne, le pays en fête!
By admin • fév 21st, 2008 • Category: art et histoire
L’Espagne se distingue par sa richesse multi-culturelle qui transparaît à tous les niveaux de la vie sociale. En ce sens, des festivités diverses sont organisées sur l’ensemble du territoire du nord au sud. Il existe aussi des fêtes célébrées à l’échelle nationale.
Le peuple espagnol aime faire la fête, par exemple, les fêtes de Nöel commencent à la mi-décembre et se clôturent en beauté le 6 janvier, ce sont donc 3 réveillons de fêtes, au lieu de 2 comme dans le reste de l’Europe, qui sont désormais célèbrés en famille et entre amis. Pour expliquer plus particulièrement cette caractéristique du peuple espagnol, il suffit juste de voir la façon dont l’année commence en Espagne. Un grand rassemblement nocturne a lieu chaque année dans la rue à minuit. Toutes les générations se mélangent. À Madrid, la Puerta del sol est littéralement envahie dans une ambiance bon enfant. Tout le monde porte des grappes de raisins. En effet la coutume veut que chacun avale 12 grains de raisins pendant les 12 coups de minuit. L’origine de manger 12 grains de raisins aux 12 couts de minuit remonte au début du XX siècle. En effet 1909 fut une année trés bonne pour les viticulteurs, si abondante qu’ils ne savaient que faire des récoltes de raisins excédantes. Quelques viticulteurs d’Alicante eurent donc l’idée de répendre une nouvelle tradition: manger des grains de raisins aux 12 couts de minuit apportera désormais chance et prospérité pour la nouvelle année. Petit à petit ce nouveau rite se répendit à travers toute l’Espagne et aujourd’hui il ne serait pas pensable de célébrer la nouvelle année sans célébrer le rites des 12 grains de raisins.
Et comme ça arrive le nouvel an dans ce pays qui est traditionnellement marqué pour ses célébrations tout au long de l’année et qui remontent à differentes époques de l’histoire espagnole.
On ne peut pas citer chaque fête ou célébration qui a lieu en Espagne, car pour ça on aurait besoin d’avoir beaucoup plus de espace dans cet article de ce qu’on a vraiment, mais par contre on va faire une petit resumé des fêtes que, pour differentes raisons personnelles, on trouve plus remarquables.
On commence par le mois de mars. Après les préparatifs de toute une année la ville de Valence se transforme pour vivre les Fallas. Les Falles (en valencien, traduit par Fallas en castillan), du latin FÁCULAS (torches) est une fête populaire dont l’apogée se situe entre le 12 et le 19 mars, jour de la saint Joseph, patron des charpentiers. Les festivités se déroulent dans les rues et places de Valence et dans plus de soixante autres villes de la province de Valence. Ces manifestations finales sont précédées d’une intense activité de préparation qui sont autant d’occasions de faire la fête:
- Fin février: La crida, la fallera major déclare le début des festivités officielles.
- Tous les jours, du 1er au 19 mars, a lieu sur la place de la mairie, à 14h, la mascletà, spectacle sonore pyrotechnique.
- Le 16 mars, la plantà: on dresse de gigantesques monuments en carton, soutenus par des structures de bois leur servant de squelette, véritables œuvres d’art toutes plus ingénieuses et spectaculaires les unes que les autres, condamnées à une fin épique: le feu. Quand on parle de feu on parle de la cremà (du verbe cremar en valencien, brûler en français). Ces monuments sont brûlés le 19 mars, lors de la cremà, au milieu d’un embrasement de feux d’artifice entre minuit et une heure du matin.
Enfin, pendant quelques jours, l’humour, l’imagination et le spectacle prennent possession de la rue dans la ville de Valence où un impressionnant déploiement d’art et de couleur a lieu.
La plupart des fêtes en Espagne ont lieu pendant les mois d’été, de juin à septembre, selon la zone géographique, et unes de plus célèbres au niveau international sont les fêtes de la Saint-Firmin à Pampelune du 6 au 14 juillet. Cette fête donne lieu à de bruyantes réjouissances populaires. Une atmosphère de liesse règne alors dans la ville qui voit doubler le nombre de ses habitants.
Le 6 juillet, avant midi, tout le monde se rassemble sur la place de l’hôtel de ville de Pampelune. Le moment le plus attendu de l’année est arrivé: les fêtes de la Saint-Firmin. Des milliers de gens en costume blanc et rouge typique, arborant leur foulard au milieu des flots de champagne, attendent le coup d’envoi donné par la fusée qui sera lancée depuis le balcon de la mairie: el chupinazo. S’en suit alors un éclat de joie collective, donnant place à neuf jours de célébration incessante dans les rues de la ville. Le début des Sanfermines n’est pas le seul moment impressionnant de ces festivités. Il est vrai qu’ils sont nombreux mais s’il y a une chose qu’il ne faut pas manquer ce sont les grandes courses de taureaux qui sont organisées.La manifestation la plus spectaculaire et la plus prisée des Pamplonicas reste l’encierro qui a lieu tous les matins à 8 h. Les taureaux qui combattront le soir même sont lâchés dans les rues suivant un itinéraire précis, long de 820 m, qui les mène aux arènes en quelques minutes. Les jeunes gens vêtus de blanc avec foulard et ceinture rouges et vestes de différentes couleurs, vont à la rencontre des puissants taureaux fonçant toutes cornes en avant, et se mettent à courir devant eux. Ces trois minutes intenses, de risque et d’émotion sans pareil, sont à l’origine de la renommée mondiale de cette fête.
Il s’agit “d’un spectacle capable de pousser quelqu’un à se lever à cinq heures et demie du matin pendant plusieurs jours de suite”, propres paroles de l’écrivain Ernest Hemingway sur les courses de taureaux de la Saint-Firmin. Les rues de Pampelune sont plongées dans une fête permanente, où le taureau tient le rôle principal. Nuit et jour, le risque et l’émotion s’associent à une allégresse et un divertissement sans limite. Jusqu’au 14 juillet, cette ambiance de fête envahira les rues de Pampelune. Ce jour-là, la place de l’hôtel de ville est à nouveau le point de rassemblement de milliers de personnes qui, bougies à la main et chantant ” Pobre de mí “, viennent faire leurs adieux aux Sanfermines jusqu’à l’année prochaine.
Une autre fête qui se deroule aussi pendant les mois d’été est La Tomatina à Buñol (ville de la province de Valence), plus précisement le quatrième mercredi du mois d’août de chaque année. Des milliers de participants viennent de chaque coin de la planète pour cette festivité qui consiste en une bataille des tomates.
Tout a commencé en 1945, quand les jeunes de l’époque se rencontraient sur la place du village (Buñol), où on fêtait “la Tomatina“, au passage des autorités du village, la bande musicale et les “Géants”, un groupe de ces jeunes qui voulaient participer, avaient provoqué une bousculade. Un des participant tomba, et révolté, il a frappé tout ce qui était devant lui, ce qui a fait que tout le monde a commencé à se battre…Le destin a voulu que tout près il y ait un petit commerce de légumes, les jeunes n’ont pas hésité à utiliser les bonnes tomates. Par contre, ils ont dû payer les dégâts ensuite.
Cette “bataille” n’a pas été oubliée, un an après, le même mercredi du mois d’août, les jeunes se retrouvent encore une fois sur la place, mais cette fois, ils amènent leurs propres tomates, ainsi avait commencé la deuxième bataille des tomates, qui a été dissoute par la police. Les autorités du village se sont toujours opposées à cette célébration connue comme «la journée de la Tomatina, mais d’une forme ou une autre, la festivité a eu lieu tout en respectant certains régles comme par exemple l’interdiction de jeter des bouteilles ainsi que tout objet pouvant provoquer un accident, il est aussi interdit de déchirer les T-shirts et les tomates doivent être écrasées avant d’être lancés!
Tout ça pour éviter que un moment agréable de fête se transforme dans tout le contraire. On peut dire que c’est une bonne combinaison d’amusement et respect envers le voisin.
Ce petit parcours n’est que un exemple des milliers de fêtes célébrées sur l’ensemble du territoire espagnol durant toute l’année. Définitivement un pays qui adore la fête!
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