La richesse des parcs nationaux en Espagne
By admin • fév 21st, 2008 • Category: nature
La situation géographique particulière de la Péninsule Ibérique, entre deux continents, la rend unique en Europe et son orographie accidentée en fait aussi un véritable paradis des eaux vives. L’Espagne est un ensemble d’espaces naturels formant la réserve naturelle du sud de l’Europe la plus grande et la mieux préservée.
L’Espagne considère l’effort de conservation de l’environnement comme une question mondiale. C’est pourquoi, elle participe à divers programmes de protection, par exemple les Picos de Europa, la Vallée de Laciana, Monfragüe, Muniellos et les Vallées de Leza, Jubera, Cidacos et Alhama sont les dernières enclaves espagnoles classées réserves de la biosphère par l’UNESCO et dans le cadre de la Convention sur le Patrimoine de l’Humanité, les programmes de protection de l’UNESCO ont inclus trois Parcs nationaux espagnols: Doñana, Garajonay (à La Gomera) et Monte Perdido (dans les Pyrénées).
Le plus grand parc national d’Espagne, qui est aussi l’un des espaces naturels les plus importants d’Europe, est Doñana. Cette réserve de la biosphère et patrimoine de l’humanité, situé à 67 kilomètres de Séville et à 50 de Huelva, est une mosaïque de paysages et d’écosystèmes qui présente une biodiversité unique en Europe: plages vierges, dunes vives, forêts méditerranéennes et marais. Les marais, ou bien « las marismas » en espagnol, constituent le milieu naturel le plus caractéristique du parc et elles ont le titre de zone humide la plus importante d’Europe. Sa richesse ornithologique est connue depuis fort longtemps, puisqu’il s’agit d’une halte oblige sur les routes migratoires des espèces d’Asie et d’Afrique. C’est un endroit où se reproduisent de nombreuses espèces, ainsi que l’une des principales zones d’hivernage pour les oiseaux du centre et du nord de l’Europe. Ce parc est aussi le refuge d’animaux uniques, aujourd’hui en danger d’extinction, comme l’aigle impérial ou le lynx ibérique.
Le Parc National de Garajonay fut déclaré parc national en 1981 et patrimoine de l’humanité en 1986. Sa superficie est de 3.986 hectares et son territoire se trouve sur toutes les municipalités de La Gomera, dont il occupe le centre et certaines zones du nord de l’île. Le parc tire son nom de l’alto de Garajonay, point culminant de l’île, à 1.487 mètres. Sa déclaration vient du fait qu’il abrite le meilleur exemple connu de laurisilva de l’Ancien Monde: forêt humide composée de plusieurs espèces à feuilles pérennes qui couvrait pratiquement toute l’Europe au Tertiaire. Cette forêt humide couvre environ 70% du parc.Le parc abrite également une faune intéresante d’environ mille espèces d’invertébrés, dont 150 sont endémiques. On y trouve aussi 38 espèces de vertébrés, principalement reptiles et oiseaux, parmi lesquelles on peut noter le pigeon des lauriers et le pigeon turquoise (Pigeon de Bolle), endémiques des Canaries.
Le massif transfrontalier du Mont-Perdu est classé depuis 1997 patrimoine mondial par l’Unesco au titre des paysages naturels et des paysages culturels. Il tire son nom de son point culminant, le mont Perdu, atteignant 3 355 mètres.
En France, dans les Hautes-Pyrénées, le cirque de Gavarnie, d’Estaubé et de Troumouse ainsi que la muraille de Baroude offrent des aspects particuliers de ce site de haute montagne.En Espagne, dans la province d’Aragon, les canyons d’Ordesa, de Niscle et de Pineta sont parmi les plus profonds d’Europe.
Les paysages de ce versant, façonnés au cours des siècles par l’agriculture en terrasse et la vie pastorale, sont les marques encore vivantes d’une remarquable adaptation des bergers aux exigences de ce milieu. Les écosystèmes locaux sont extrêmement variés puisqu’ils sont autant soumis à des influences atlantiques que méditerranéennes. Conséquence : une flore et une faune très riche et très variée. Le relief est dominé par le massif du Mont Perdu, et les cimes des Trois Sœurs, d’où s’amorcent les vallées d’Ordesa, de Pineta, d’Añisclo et d’Escuaín. Des paysages très contrastés : L’extrême aridité des zones élevées, où les eaux de pluie et de dégel s’infiltrent dans les crevasses et les avens, contraste avec les vallées vertes couvertes de forêts et de pâturages, où l’eau forme des cascades, des canyons et des ravins.
Les trois parcs nationaux qu’on vient de citer ne sont pas les seuls dans le pays, il existe bien des autres comme le parc national d’Ordesa dans la province de Huesca, ou le parc national de Caldera de Taburiente, classée réserve de la biosphère en 2002, dans l’île de la Palma (Canaries) et le parc National de Monfragüe entre Trujillo et Plasencia,…
En définitive, avec tous ces exemples qui reflètent fidèlement l’immense variété et la richesse naturelle de l’Espagne, on peut la nommée le Sanctuaire naturel d’Europe.
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